Comparatif : indemnisation vol retardé selon la distance et le délai (règlement européen)

Publié le 7 juillet 2026

Le règlement européen fixe votre indemnité selon la distance et le délai : connaître vos droits avant de réclamer auprès de la compagnie.

Comparatif : indemnisation vol retardé selon la distance et le délai (règlement européen)

Le cadre légal : le règlement CE 261/2004

Depuis 2004, le règlement européen CE 261/2004 impose aux compagnies aériennes d'indemniser les passagers en cas de retard de plus de trois heures. Cette indemnité ne dépend pas de la cause du retard (mauvais temps, problème technique, surréservation) : seules circonstances exceptionnelles peuvent exonérer la compagnie. L'indemnité varie selon la distance du vol et le délai d'arrivée, selon un barème fixe que vous devez connaître pour vérifier que la compagnie vous propose la bonne somme.

L'indemnité selon la distance : trois paliers

  • Vols de 1 500 km ou moins (dont tous les vols intracommunautaires) : 250 euros d'indemnité forfaitaire, quelle que soit la distance exacte.
  • Vols entre 1 500 et 3 500 km : 400 euros, y compris les liaisons vers le Maghreb ou la Turquie.
  • Vols de plus de 3 500 km : 600 euros, pour les trajets long-courrier vers l'Afrique subsaharienne, l'Asie ou au-delà.

Ces montants sont inchangés depuis 2004 : aucune indexation n'a jamais eu lieu, même si l'inflation a considérablement augmenté. Ils s'appliquent systématiquement si le délai dépasse trois heures à l'arrivée.

L'impact du délai : à partir de trois heures, vous pouvez réclamer

Le délai se mesure entre l'heure d'atterrissage prévue et l'heure réelle d'arrivée. Un retard de deux heures quarante-neuf minutes ne déclenche pas d'indemnité; trois heures ou plus vous y donne droit. Aucun délai supplémentaire ne change le montant : que vous arriviez avec trois heures ou douze heures de retard, l'indemnité reste la même (250, 400 ou 600 euros selon la distance). En revanche, si vous arrivez avec un délai différent du vol initial (correspondance manquée, réacheminement tardif), seul compte le délai du dernier segment.

Les exclusions : quand la compagnie peut refuser

La compagnie peut invoquer des « circonstances extraordinaires » pour ne pas payer : conditions météorologiques graves, problème de sécurité aérienne, grève du personnel de l'aéroport ou du contrôle aérien, sabotage ou acte terroriste. À l'inverse, elle ne peut pas invoquer une panne technique, une surréservation, une erreur de maintenance ou un manque de personnel : ce sont ses responsabilités. La jurisprudence française et européenne interprète strictement cette clause : la charge de la preuve incombe à la compagnie, et la simple mention du mauvais temps ne suffit pas si elle n'est pas documentée par des rapports météorologiques précis.

Comment présenter votre réclamation sans erreur

Gardez votre billet, votre carte d'embarquement et tout document attestant le délai (mail de la compagnie, preuve d'heure d'arrivée). Contactez d'abord la compagnie par écrit (recommandé ou email) en précisant la distance exacte du vol, l'heure prévue et l'heure réelle, et en citant le montant dû selon le barème. Si elle refuse, un service comme Plimo peut générer et envoyer un courrier en recommandé formalisé, suivi d'un recours amiable ou judiciaire si nécessaire.