CFE et CVAE : quelles différences et qui doit payer quoi en 2026 ?

Publié le 7 juillet 2026

La CFE taxe le patrimoine professionnel, la CVAE est un impôt sur la valeur ajoutée. Qui doit payer et comment ?

CFE et CVAE : quelles différences et qui doit payer quoi en 2026 ?

La CFE (Contribution Foncière des Entreprises) et la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) sont deux impôts locaux distincts, souvent confondus car ils s'adressent aux professionnels. Leur base de calcul, leurs seuils et les conditions d'assujettissement diffèrent sensiblement. Comprendre ces différences vous permet d'anticiper vos obligations déclaratives et d'identifier si une remise gracieuse est envisageable en cas de situation difficile.

La CFE : un impôt sur le patrimoine professionnel

La CFE porte sur la valeur locative du patrimoine immobilier professionnel (locaux, ateliers, commerces) au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle concerne les entreprises individuelles, les micro-entrepreneurs, les sociétés et même certains professionnels libéraux. Le taux varie selon les communes, généralement entre 12 et 15 % de la valeur locative cadastrale. Même une petite activité exercée à domicile peut générer une CFE si l'espace dédié est identifiable. L'exonération intervient lors de la première année d'activité, mais les années suivantes, la base est recalculée selon l'importance du patrimoine utilisé.

La CVAE : un impôt assis sur la valeur ajoutée réalisée

La CVAE s'applique aux entreprises dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 152 500 euros (seuil 2026). Elle mesure la valeur ajoutée (chiffre d'affaires moins charges d'exploitation), muliplée par un taux communal (généralement 1,5 % à 1,75 %). Contrairement à la CFE, la CVAE n'existe que si le chiffre dépasse ce seuil ; les micro-entreprises et petites structures en sont souvent dispensées. Son calcul dépend directement de la performance économique de l'année précédente.

Seuils, abattements et situations d'exonération

Pour la CFE, les micro-entrepreneurs bénéficient d'un abattement de 50 % sur la base imposable. Une exonération totale existe pour certains secteurs d'activité (agriculture, pêche, gestion forestière) et pour les créateurs exerçant leur première année. Pour la CVAE, les jeunes entreprises de moins de 3 ans et réalisant moins de 500 000 euros de chiffre d'affaires en bénéficient. Au-delà du seuil de 152 500 euros, la CVAE devient obligatoire sans possibilité d'exonération, sauf si votre activité relève d'une catégorie spécifiquement dispensée (certaines professions libérales, activités artistiques isolées).

Déclarer, corriger et demander une remise

La déclaration de CFE s'effectue auprès du centre de formalités des entreprises ou via la plateforme en ligne de la direction générale des finances publiques. Si vous avez oublié de déclarer une année, une rectification reste possible mais peut entraîner des pénalités. Pour la CVAE, la déclaration accompagne votre liasse fiscale annuelle auprès des impôts. En cas d'erreur de calcul, de disparition temporaire du patrimoine professionnel (déménagement, cessation partielle d'activité) ou de situation de difficultés financières, une demande de remise gracieuse peut être adressée au service des impôts local avec justificatifs comptables et explications circonstanciées. Cette demande n'annule pas la dette, mais peut en réduire ou en reporter le paiement.

Un service comme Plimo peut vous aider à rédiger et envoyer en recommandé un courrier de demande de remise gracieuse CFE ou CVAE, en rappelant vos justifications légales et en formalisant votre démarche auprès de l'administration compétente.