Préavis de location : 1 ou 3 mois ? Le guide 2026
Publié le 6 juillet 2026
Location vide : 3 mois de préavis, meublé : 1 mois. Cas de réduction, point de départ du délai, pièges à éviter et dépôt de garantie : le guide complet.
La réponse courte : en location vide, le préavis de départ du locataire est de trois mois ; en location meublée, il est d'un mois. Le préavis de la location vide peut toutefois être réduit à un mois dans plusieurs cas prévus par la loi du 6 juillet 1989 : logement situé en zone tendue, mutation professionnelle, perte d'emploi, bénéfice du RSA ou de l'AAH, raisons de santé, notamment. Autre point décisif : le délai court à compter du jour où le bailleur reçoit votre lettre recommandée, pas du jour où vous l'envoyez.
Location vide : trois mois en principe
Pour un logement loué vide à titre de résidence principale, vous pouvez donner congé à tout moment, sans avoir à motiver votre départ dans le cas général. Le préavis est de trois mois : vous restez redevable du loyer et des charges pendant toute cette période, même si vous quittez les lieux avant, sauf accord écrit du bailleur ou relocation anticipée. Exemple : votre bailleur reçoit votre recommandé le 7 janvier 2026 ; votre bail prend fin le 7 avril 2026 et, pour un loyer de 850 €, vous restez redevable de 2 550 € de loyers sur la période, que vous occupiez le logement ou non.
Location meublée : un mois, sans condition
En meublé (bail d'un an, ou bail étudiant de neuf mois), le préavis du locataire est d'un mois, quelle que soit la commune et sans motif à justifier. C'est l'un des grands attraits du meublé pour les étudiants et les mobilités professionnelles : la sortie se joue en quelques semaines, pas en un trimestre.
Location vide : les cas de réduction à un mois
Le préavis de trois mois tombe à un mois si vous êtes dans l'une des situations suivantes, à condition de l'indiquer et de la justifier dans votre lettre de congé :
- Logement situé en zone tendue : la majorité des grandes agglomérations est concernée ; vérifiez votre commune avec le simulateur disponible sur service-public.fr ;
- Obtention d'un premier emploi, mutation professionnelle, perte d'emploi ou nouvel emploi consécutif à une perte d'emploi ;
- Bénéfice du RSA ou de l'AAH ;
- État de santé justifiant un changement de domicile, attesté par un certificat médical ;
- Attribution d'un logement social ;
- Locataire victime de violences conjugales ou familiales, sous conditions.
Le point qui coûte cher : si le motif n'est pas mentionné et justifié dans le courrier de congé lui-même, le préavis de trois mois s'applique, en principe sans régularisation possible après coup. Pour un loyer de 900 €, l'oubli d'une simple pièce jointe peut représenter jusqu'à 1 800 € de loyers supplémentaires.
Quand le préavis commence-t-il à courir ?
Le congé doit être délivré par lettre recommandée avec accusé de réception, par acte de commissaire de justice ou par remise en main propre contre récépissé ou émargement. Le délai court à compter de la réception effective : une lettre envoyée le 28 février mais distribuée le 3 mars fait courir un préavis de trois mois jusqu'au 3 juin. Si le bailleur ne retire pas le recommandé, le congé risque de ne pas produire d'effet ; dans ce cas, la remise en main propre contre récépissé ou l'acte de commissaire de justice sécurisent la date. Conservez précieusement l'avis de réception : c'est lui qui fait foi.
Les pièges classiques
- Le mail ou le SMS : ils ne font pas partie des modes de notification prévus par la loi et, en principe, ne font pas courir le préavis ;
- Compter depuis l'envoi plutôt que depuis la réception : deux à cinq jours d'écart qui décalent d'autant votre date de sortie ;
- Invoquer un motif de préavis réduit sans y avoir droit : le bailleur peut exiger les trois mois complets ;
- Partir avant la fin du préavis sans accord écrit : le loyer reste dû jusqu'au terme ;
- Négliger l'état des lieux de sortie : c'est lui qui conditionne la restitution du dépôt de garantie.
Après le congé : le dépôt de garantie
Une fois les clés rendues, le bailleur dispose en principe d'un mois pour restituer le dépôt de garantie si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, et de deux mois en cas de retenues — lesquelles doivent être justifiées par des pièces (devis, factures, comparaison des états des lieux). À défaut de restitution dans les délais, le solde dû est majoré, en principe, de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard entamé. Exemple : dépôt de 900 €, loyer hors charges de 900 €, restitution avec deux mois et demi de retard : la majoration peut atteindre 270 €. Pour le détail des règles applicables à votre situation, service-public.fr fait référence.
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