Vol annulé : remboursement + indemnisation (2026)

Publié le 3 juillet 2026

Vol annulé : remboursement ou réacheminement, plus 250 à 600 € d'indemnité si l'annonce est tardive. Les deux se cumulent en principe.

Un vol annulé ouvre deux droits distincts qui se cumulent en principe au titre du règlement CE 261/2004 : d'un côté, le remboursement intégral du billet sous 7 jours ou un réacheminement vers votre destination — le choix vous appartient ; de l'autre, une indemnisation forfaitaire de 250, 400 ou 600 € si l'annulation vous a été annoncée moins de 14 jours avant le départ, sauf circonstances extraordinaires. S'y ajoute l'assistance sur place (repas, hôtel). Beaucoup de passagers ne réclament qu'une partie de ces droits : voici comment tout demander, en un seul courrier.

Premier droit : remboursement ou réacheminement, à votre choix

La compagnie doit vous proposer le choix entre le remboursement du billet dans un délai de 7 jours en principe (y compris les tronçons devenus inutiles, avec le cas échéant un vol retour vers votre point de départ) et un réacheminement vers votre destination finale, dans des conditions comparables, dès que possible ou à une date ultérieure à votre convenance. Ce choix est le vôtre, pas celui de la compagnie — et un avoir ne peut pas vous être imposé à la place du remboursement en espèces.

Deuxième droit : l'indemnisation forfaitaire de 250 à 600 €

Si l'annulation vous a été annoncée moins de 14 jours avant le départ, une indemnisation forfaitaire est en principe due, dès lors que le vol relève du règlement (départ d'un aéroport de l'UE, ou compagnie européenne à destination de l'UE) :

  • 250 € pour les vols de 1 500 km ou moins ;
  • 400 € pour les vols intracommunautaires de plus de 1 500 km et les autres vols de 1 500 à 3 500 km ;
  • 600 € pour les vols de plus de 3 500 km hors Union européenne.

Exemples chiffrés : un Paris–Rome (environ 1 100 km) annulé la veille du départ ouvre en principe droit à 250 € par passager ; un Paris–New York (environ 5 800 km) annulé 5 jours avant, à 600 €. Deux nuances : si le réacheminement proposé est proche des horaires initiaux, l'indemnité peut être écartée dans certains cas d'annonce entre 7 et 14 jours ; et elle peut être réduite de 50 % lorsque le réacheminement vous fait arriver avec un retard limité (2, 3 ou 4 heures selon la distance). Un Paris–New York réacheminé arrivant moins de 4 heures après l'horaire prévu passe ainsi de 600 € à 300 € en principe.

La limite : les circonstances extraordinaires

La compagnie peut s'exonérer de l'indemnisation forfaitaire — mais pas du remboursement ni de l'assistance — si elle prouve des circonstances extraordinaires inévitables : météo extrême, restrictions du contrôle aérien, par exemple. À l'inverse, la jurisprudence européenne considère en principe qu'un problème technique ordinaire ou une grève du propre personnel de la compagnie n'en font pas partie. La charge de la preuve pèse sur le transporteur : demandez toujours le motif précis par écrit.

Troisième droit : l'assistance sur place

Pendant l'attente, la compagnie doit fournir repas et rafraîchissements proportionnés, deux communications (appels ou courriels) et, si le départ est reporté au lendemain, l'hébergement à l'hôtel avec les transferts. Si rien ne vous est proposé, engagez des dépenses raisonnables, conservez tous les reçus et intégrez-les à votre réclamation. Pour des préjudices allant au-delà (correspondance manquée sur un billet séparé, frais supplémentaires documentés), la Convention de Montréal peut s'appliquer, avec justificatifs et au cas par cas.

Tout réclamer en un seul courrier

  1. Références du vol, date, numéro de réservation, et preuve de la date à laquelle l'annulation vous a été annoncée (courriel, notification).
  2. Votre choix : remboursement (montant du billet) ou réacheminement.
  3. L'indemnisation forfaitaire chiffrée selon la distance du vol.
  4. Les frais d'assistance non pris en charge, reçus joints.
  5. Un délai de réponse de 30 jours, et un envoi en recommandé avec accusé de réception.

Sans réponse satisfaisante, vous pouvez saisir le Médiateur du Tourisme et du Voyage si la compagnie y adhère, ou signaler le manquement à la DGAC. Les textes officiels sont consultables sur eur-lex.europa.eu et le portail Your Europe (europa.eu).

Passer à l'action

La démarche litige aérien est disponible sur Plimo pour 39 € : nous générons votre courrier de réclamation complet (remboursement ou réacheminement, indemnité forfaitaire, frais d'assistance), nous l'envoyons en recommandé avec accusé de réception, nous suivons les délais à partir des informations que vous nous déclarez, nous relançons la compagnie et nous préparons votre dossier pour le médiateur si le litige persiste. Un seul courrier, tous vos droits, un calendrier tenu.