Régularisation de charges : ce que le bailleur a le droit de facturer (liste officielle)

Publié le 6 juillet 2026

Entretien, eau, chauffage collectif, parties communes : apprenez à distinguer les charges récupérables des frais non refacturables.

Régularisation de charges : ce que le bailleur a le droit de facturer (liste officielle)

À quoi sert la régularisation de charges ?

Dans de nombreux baux, le locataire verse chaque mois une provision pour charges. Cette provision n'est pas toujours le montant définitif. Une régularisation permet de comparer les provisions déjà payées avec les dépenses réellement récupérables sur la période concernée.

Si les provisions sont insuffisantes, le bailleur peut demander un complément. Si elles sont trop élevées, le locataire peut demander la restitution du trop-perçu. La régularisation doit toutefois s'appuyer sur des dépenses justifiées et relevant bien des charges récupérables.

Les grandes familles de charges récupérables

Sans entrer dans chaque ligne technique, les charges récupérables concernent généralement des dépenses liées à l'usage du logement, aux services rendus au locataire ou à l'entretien courant de l'immeuble. Elles ne doivent pas être confondues avec les gros travaux ou les frais relevant de la propriété elle-même.

  • Eau froide, eau chaude et chauffage collectif : selon les compteurs, clés de répartition ou relevés transmis par la copropriété.
  • Entretien des parties communes : nettoyage, petites fournitures, entretien courant des espaces partagés.
  • Ascenseur : certaines dépenses de fonctionnement ou d'entretien courant peuvent être récupérables.
  • Espaces extérieurs : entretien courant des espaces verts, allées ou équipements communs selon l'immeuble.
  • Taxes récupérables : certaines taxes liées aux services rendus au locataire peuvent être répercutées, selon leur nature.

Ce qui ne devrait pas être refacturé comme une simple charge

Les travaux importants, les réparations structurelles, les honoraires de gestion du bailleur ou certaines dépenses de copropriété liées à la conservation de l'immeuble ne relèvent pas toujours des charges récupérables. Une ligne intitulée "travaux", "frais divers" ou "honoraires" mérite donc d'être vérifiée.

Il faut aussi distinguer les réparations locatives, qui peuvent parfois incomber au locataire, des charges périodiques. Le bailleur ne peut pas tout regrouper sous l'étiquette "charges" sans détail.

Les justificatifs à demander

Le locataire peut demander le détail de la régularisation. Selon le cas, cela peut inclure le décompte par nature de charges, le mode de répartition, les appels de fonds de copropriété, les factures ou relevés utiles. L'objectif n'est pas forcément d'obtenir tous les documents originaux, mais de comprendre le calcul.

  • Montant des provisions déjà versées.
  • Période exacte de régularisation.
  • Détail des dépenses par poste.
  • Clé de répartition appliquée au logement.
  • Solde demandé ou trop-perçu à restituer.

Comment réagir à une régularisation incompréhensible

Si le bailleur réclame une somme sans détail suffisant, vous pouvez demander une explication écrite avant de payer le complément contesté. Le courrier doit rester factuel : montant demandé, période concernée, justificatifs manquants, postes incompris et demande de rectification si nécessaire.

Pour demander les justificatifs ou contester une régularisation de charges peu claire, Plimo peut vous aider à structurer un courrier complet et à l'envoyer de manière traçable.