Loyers impayés : le guide du bailleur en 2026

Publié le 3 juillet 2026

Locataire qui ne paie plus : échéancier amiable, mise en demeure, garant, commandement de payer. La gradation à respecter côté bailleur.

Face à un loyer impayé, la méthode qui protège vos droits suit une gradation : un échange direct avec le locataire d'abord, une mise en demeure en recommandé qui formalise l'impayé ensuite, l'activation du garant le cas échéant, puis — si rien ne bouge — un commandement de payer délivré par un commissaire de justice. Agir tôt, par écrit et dans cet ordre évite à la fois de laisser la dette s'installer et de fragiliser une éventuelle procédure ultérieure.

Étape 1 : parler d'abord

Un impayé isolé n'est pas toujours le début d'une spirale : accident de prélèvement, décalage de salaire, aide au logement suspendue... Un appel ou un message courtois dans les premiers jours permet de distinguer l'incident passager de la vraie difficulté. Si le locataire est de bonne foi mais en tension, un échéancier amiable écrit (montants, dates, signature des deux parties) vaut souvent mieux qu'un bras de fer : il maintient le paiement du loyer courant et étale l'arriéré. Gardez une trace écrite de tout accord, même trouvé oralement.

Étape 2 : la mise en demeure en recommandé

Si l'impayé persiste ou se répète, la mise en demeure envoyée en recommandé avec accusé de réception devient l'outil central. Elle formalise officiellement l'impayé : elle date la créance, détaille les mois et montants dus, fixe un délai de régularisation et rappelle les suites possibles. Ce courrier ne déclenche aucune procédure judiciaire — c'est précisément son intérêt : il montre votre sérieux tout en laissant la porte ouverte à une solution amiable, et il constituera une pièce utile si la situation devait se judiciariser.

Deux vérifications à mener au même moment. Si vous détenez une assurance loyers impayés (GLI), consultez votre contrat : la plupart imposent des délais stricts de déclaration du sinistre et un formalisme précis, sous peine de perdre la garantie. Et si le locataire perçoit une aide au logement, un impayé caractérisé doit en principe être signalé à la CAF, selon des modalités et des seuils à vérifier sur caf.fr.

Étape 3 : activer la caution

Si le bail comporte un garant (caution personne physique ou garantie Visale), informez-le par recommandé dès que l'impayé se confirme : joignez le décompte de la dette et demandez le paiement en lieu et place du locataire. Soyez attentif aux obligations d'information du garant prévues par les textes et par l'acte de cautionnement — un garant mal informé peut contester sa mise en jeu. Pour la garantie Visale, la déclaration s'effectue en ligne auprès d'Action Logement, selon son calendrier propre.

Étape 4 : le commandement de payer

Si la mise en demeure et la caution n'ont rien donné, l'étape suivante change de registre : le commandement de payer, délivré par un commissaire de justice (l'ancien huissier). C'est un acte officiel et payant, qui ouvre le délai légal laissé au locataire pour régulariser et conditionne la mise en œuvre de la clause résolutoire du bail. Au-delà commence le terrain judiciaire : assignation, audience, éventuelle résiliation du bail. Pour cette phase, rapprochez-vous d'un commissaire de justice et, si nécessaire, d'un avocat ; les règles et délais applicables sont détaillés sur service-public.fr.

Ce que Plimo fait — et ne fait pas

Plimo intervient sur le formalisme amiable, en amont du judiciaire : mise en demeure personnalisée à partir de votre situation (bail, décompte, échéances), envoi en recommandé avec accusé de réception, suivi des délais de réponse à partir de ce que vous déclarez recevoir, relance du locataire, et courrier au garant le cas échéant. Plimo ne délivre pas de commandement de payer, n'engage pas de procédure judiciaire et n'intervient pas dans une expulsion — ces actes relèvent du commissaire de justice et du juge.

Les pièges à éviter

  • Attendre plusieurs mois « pour voir » : la dette grossit et les chances de recouvrement amiable diminuent ;
  • Agir soi-même hors du cadre légal : changer la serrure, couper l'eau ou l'électricité, retenir les meubles — ces voies de fait vous exposent à des sanctions, quelle que soit la dette ;
  • Se payer sur le dépôt de garantie en cours de bail : il ne peut en principe être mobilisé qu'au départ du locataire ;
  • Négliger les délais de votre assurance GLI, souvent très courts ;
  • Tout gérer oralement : sans écrit daté, l'historique de l'impayé sera difficile à établir.

Passer à l'action

Notre modèle gratuit de mise en demeure pour loyers impayés vous permet de formaliser vous-même le premier courrier. Si vous préférez déléguer la méthode, le dossier piloté Plimo (39 €) construit la mise en demeure à partir de votre décompte, l'envoie en recommandé avec accusé de réception, surveille le délai de régularisation, relance le locataire et prépare le courrier au garant si besoin — en vous indiquant clairement le moment où le relais doit passer au commissaire de justice. Un impayé traité tôt et dans les formes a de bien meilleures chances de se régler à l'amiable.