Locataire qui ne paie plus : les 5 étapes avant l'expulsion

Publié le 7 juillet 2026

En tant que bailleur, connaître les 5 étapes légales avant l'expulsion vous protège et encadre votre recours.

Locataire qui ne paie plus : les 5 étapes avant l'expulsion

Lorsqu'un locataire accumule des arriérés de loyer, la tentation de procéder rapidement est forte. Pourtant, la loi impose un cadre précis de démarches que vous devez respecter en tant que bailleur. Ces étapes protègent vos droits et sécurisent une future action en justice.

1. La mise en demeure formelle

C'est votre premier acte officiel. Vous devez envoyer une mise en demeure au locataire, en général par courrier recommandé avec accusé de réception. Ce courrier doit préciser le montant exact des loyers impayés, les périodes concernées, et fixer un délai (en général 8 jours) pour qu'il régularise sa situation. Cette mise en demeure constitue la preuve de votre sommation et crée un point de repère légal. Sans cet acte, difficile de progresser vers une procédure d'expulsion crédible.

2. L'absence de paiement et la notification du défaut

Après expiration du délai imparti par la mise en demeure, si le locataire n'a pas payé, vous pouvez notifier l'incident de paiement. Dans certains cas (locations meublées notamment), le défaut de paiement suffit à engager une procédure simplifiée. Pour les locations vides, ce défaut documenté renforce votre dossier et justifie l'étape suivante. La date de cette notification sera importante lors d'une action judiciaire.

3. La conciliation ou la médiation préalable

Avant de saisir le tribunal, la loi encourage (parfois impose selon votre situation et la région) une tentative de conciliation. Cette étape peut sembler longue, mais elle offre une dernière chance au locataire de régulariser et vous évite les frais d'une procédure judiciaire complète. Un tiers neutre ou un médiateur peut faciliter un accord sur un plan de paiement. Si cela aboutit, vous évitez l'expulsion ; sinon, vous progressez avec un constat d'échec qui renforce votre recours.

4. L'assignation devant le tribunal

Si la conciliation échoue ou n'est pas applicable, vous assignez le locataire devant le tribunal judiciaire (ou tribunal d'instance selon la compétence territoriale). Cette assignation relève d'un huissier et formalise juridiquement votre demande d'expulsion. Elle inclut les pièces justificatives : le bail, les arriérés détaillés, la mise en demeure, la preuve de la tentative de conciliation. Le locataire reçoit l'assignation et dispose d'un délai pour se défendre (en général 15 jours).

5. Le jugement et l'exécution de l'expulsion

Le tribunal rend son verdict : il peut rejeter votre demande (si des vices formels apparaissent), accorder des délais de paiement supplémentaires au locataire, ou prononcer l'expulsion assortie d'un délai de sursis (généralement 1 à 3 mois avant l'éviction physique). Une fois le délai écoulé sans paiement, vous pouvez faire intervenir un huissier pour l'exécution de l'expulsion. Seul l'huissier a le pouvoir légal d'expulser ; vous ne pouvez pas agir de votre main.

Ces cinq étapes, bien que parfois longues, créent un dossier solide qui vous protège et limite les risques de contestation. Un service comme Plimo peut vous aider à générer et adresser en recommandé la mise en demeure et les courriers officiels correspondants à chaque étape, simplifiant ainsi votre suivi administratif.